Le Grand Palais

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CONSTRUCTION DU GRAND PALAIS (1ere partie)

L'exposition de 1900 se voulait un hymne à l'art.

Il était donc prévu qu'au lieu d'être exclusivement provisoires, et devant l'ampleur du projet, les constructions présenteraient en partie un caractère définitif.

Un concours d'idées est ouvert le 9 août 1894

Son but est de concevoir un bâtiment mieux adapté à l’art en conservant la structure métallique de la voûte, indispensable au bon éclairage des oeuvres exposées.
800 candidats se présentent ; 20 seulement pensent à créer une homogénéité en perçant une avenue dans l'axe des Invalides.
Depuis longtemps, à l'Ecole des Beaux Arts, on étudiait la conception d'un Palais des Beaux Arts, ce fut d'ailleurs souvent l'objet du concours pour le Prix de Rome en 1867 et 1876; en 1881 "Palais Cercle des Ans" ou encore en 1895 « Palais des expositions  et des fêtes».
D'un concours à l'autre, le principe est toujours le même :
- un porche monumental conduit à une grande nef centrale vitrée, réservée exclusivement à l'exposition des sculptures ;
- de cette nef, on accède aux galeries et aux salles où sont exposées les peintures;
- les plans doivent être commandés par la diffusion de la lumière naturelle sur les objets, l'éclairage zénithal mettant en valeur les peintures;

Afin de créer un ensemble harmonieux, le Grand et le Petit Palais doivent être choisis sur concours.
Les membres du comité de la Société des Artistes Français, réunis le 30 novembre 1894 ont conscience de l'importance de la prochaine exposition universelle pour laquelle un somptueux palais sera construit:
"il est plus que Jamais nécessaire de conserver la supériorité que les autres nations nous reconnaissent et de maintenir à PARIS ce foyer d'art national que nos pères nous ont légué'.

"En donnant à nos expositions tout l'éclat possible, en encourageant touts les talents sans esprit d'école, dans quelque voie qu'ils se manifestent, en assurant l'impartialité dans la mesure de l'humaine justice, nous sommes certains de servir les véritables intérêts de l'art français."
Tony ROBERT FLEURY, secrétaire rapporteur

Lors de cette réunion les membres du bureau et du comité s'engagent à rester très vigilants sur le devenir de cette vaste entreprise. Une commission est alors créée.

Certains artistes sont contre le projet, ils n'ont pas été consultés et craignent de voir menacer le devenir du Salon qui avait lieu à cette époque au Palais de L'Industrie; RODIN FALGUIERE, CAVAILLE-COL, AGACHE, HENRI MARTIN et EUGENE CARRIERE se mobilisent et signent une pétition en 1895, une question demeure:

Comment va se passer le salon pendant la durée des travaux ?

La démolition du Palais de l'Industrie d'une part, la construction du nouveau Palais des Beaux Arts d'autre part nous contraindraient-elles à annuler notre manifestation annuelle ?
Pendant ce temps, le concours s'organise; pour ce faire notons qu'aux côtés du Ministre se trouvent:

BONNAT, vice président de l'Académie des Beaux Arts,
Charles GARNIER président de la Société des Architectes et membre du Comité des Artistes Français, au moment de sa constitution en 1881 et donc actionnaire,
Edouard DETAILLE, Membre de l'institut et Président de la Société des Artistes Français,
BARRIAS, sculpteur statuaire et Vice Président de la Société des Artistes Français,
PUVIS de CHAVANNES, président de la S.N.B.A, ancien membre du comité de la Société des Artistes Français (co-actionnaire et signataire de la constitution de la Société des Artistes Français),
RODIN vice-président de la SNBA, ancien sociétaire de la Société des Artistes Français.
Observons dès à présent une forte représentativité de notre Société dans l'organisation de l'exposition Universelle.

Dans notre catalogue de 1896 une annonce:

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