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Son but est de concevoir un
bâtiment mieux adapté à l’art en conservant
la structure métallique de la voûte, indispensable
au bon éclairage des oeuvres exposées.
800 candidats se présentent ; 20 seulement pensent à
créer une homogénéité en perçant
une avenue dans l'axe des Invalides.
Depuis longtemps, à l'Ecole des Beaux Arts, on étudiait
la conception d'un Palais des Beaux Arts, ce fut d'ailleurs souvent
l'objet du concours pour le Prix de Rome en 1867 et 1876; en 1881
"Palais Cercle des Ans" ou encore en 1895 « Palais
des expositions et des fêtes».
D'un concours à l'autre, le principe est toujours le même
:
- un porche monumental conduit à une grande nef centrale
vitrée, réservée exclusivement à l'exposition
des sculptures ;
- de cette nef, on accède aux galeries et aux salles où
sont exposées les peintures;
- les plans doivent être commandés par la diffusion
de la lumière naturelle sur les objets, l'éclairage
zénithal mettant en valeur les peintures;
Afin de créer un ensemble
harmonieux, le Grand et le Petit Palais doivent être choisis
sur concours.
Les membres du comité de la Société des Artistes
Français, réunis le 30 novembre 1894 ont conscience
de l'importance de la prochaine exposition universelle pour laquelle
un somptueux palais sera construit:
"il est plus que Jamais nécessaire de conserver la supériorité
que les autres nations nous reconnaissent et de maintenir à
PARIS ce foyer d'art national que nos pères nous ont légué'.
"En donnant à nos
expositions tout l'éclat possible, en encourageant touts
les talents sans esprit d'école, dans quelque voie qu'ils
se manifestent, en assurant l'impartialité dans la mesure
de l'humaine justice, nous sommes certains de servir les véritables
intérêts de l'art français."
Tony ROBERT FLEURY, secrétaire rapporteur
Lors de cette réunion
les membres du bureau et du comité s'engagent à rester
très vigilants sur le devenir de cette vaste entreprise.
Une commission est alors créée.
Certains artistes sont contre
le projet, ils n'ont pas été consultés et craignent
de voir menacer le devenir du Salon qui avait lieu à cette
époque au Palais de L'Industrie; RODIN FALGUIERE, CAVAILLE-COL,
AGACHE, HENRI MARTIN et EUGENE CARRIERE se mobilisent et signent
une pétition en 1895, une question demeure:
Comment va se passer le salon
pendant la durée des travaux ?
La démolition du Palais
de l'Industrie d'une part, la construction du nouveau Palais des
Beaux Arts d'autre part nous contraindraient-elles à annuler
notre manifestation annuelle ?
Pendant ce temps, le concours s'organise; pour ce faire notons qu'aux
côtés du Ministre se trouvent:
BONNAT, vice président
de l'Académie des Beaux Arts,
Charles GARNIER président de la Société des
Architectes et membre du Comité des Artistes Français,
au moment de sa constitution en 1881 et donc actionnaire,
Edouard DETAILLE, Membre de l'institut et Président de la
Société des Artistes Français,
BARRIAS, sculpteur statuaire et Vice Président de la Société
des Artistes Français,
PUVIS de CHAVANNES, président de la S.N.B.A, ancien membre
du comité de la Société des Artistes Français
(co-actionnaire et signataire de la constitution de la Société
des Artistes Français),
RODIN vice-président de la SNBA, ancien sociétaire
de la Société des Artistes Français.
Observons dès à présent une forte représentativité
de notre Société dans l'organisation de l'exposition
Universelle.
Dans notre catalogue de 1896 une annonce:
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