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1842 : Le vernissage est l’action qui consiste
à étendre une couche de vernis sur une toile.
Par extension, ce mot s’est employé pour désigner
la réception qui avait lieu en général la veille
du Salon, celle-ci ayant pour but de réunir, aux côtés
des artistes, les autorités et les critiques.
Ce jour était si important dans la vie des
artistes qu’ils furent autorisés, le matin de l’inauguration,
à mettre une dernière couche de vernis sur leur toile.
Le jour du vernissage a été, et sera toujours un moment
privilégié pour les artistes et le public. Et si,
au début du siècle, auprès de ceux et celles
pour qui l’ouverture était une fête de famille,
s’agitait la foule des purs mondains (gens de cercle, journalistes
en quête de papier, gens de théâtre accourus
moins pour voir qu’être vus), pour l’un de nos
derniers salons on ne comptait pas moins de 6000 personnes.
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“
Avoir les honneurs de la cimaise ” : une expression née
au Salon
(Univers des
Arts, Hors série n°1, juin 1996).
La “ cimaise ”
est stricto sensu la moulure se trouvant à la partie supérieure
d’un lambris et donc à la hauteur du regard. C’est
donc tout naturellement qu’elle a servi d’appui à
la première rangée de tableaux exposés au Salon,
car il faut rappeler qu’autrefois les toiles étaient
accrochées au mur les unes au dessus des autres parfois même
jusqu’au plafond.
“ Avoir au Salon les
honneurs de la cimaise ” se disait donc d’un peintre
qui avait réussi à faire accrocher son tableau à
hauteur d’appui et donc bien en vue du public de la plus prestigieuse
des expositions.
C’est en raison du prestige du Salon
que l’acception artistique du mot est devenue prépondérante
sur sa signification architecturale. Par extension, on appelle aujourd’hui
“ cimaises ” les panneaux mobiles mis en place dans les
expositions et permettant un accrochage à hauteur de vue ou
la partie des murs d’une galerie où sont exposées
les œuvres se trouvant face au regard. |
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